LE PEUPLE

Pour un monde égalitaire des droits dans un environnement sain et prospère

Portraits des femmes : Coup de projecteur sur Annie Binja Zainda

Annie Binja Zainda est congolaise de la République Démocratique du Congo, chargée de l’administration et genre au sein de l’Organisation  pour la Promotion Agro-pastorale de Développement au Congo (OPADEC en sigle) ASBL. Née à Bukavu le 8 novembre 1995, elle est Assistante du Président du Conseil d’Administration et chargée de suivi au sein du Conseil d’Administration de la Radio Gorilla FM, un média communautaire et environnementale basé au Parc National de Kahuzi Biega dans le Sud-Kivu. De nos jours, cette aînée de sa famille dans une fratrie de 5 enfants est mariée et mère d’un garçon de près de 2 ans. Licenciée en droit de l’Université Officielle de Bukavu (UOB), elle acquiert trop jeune le sens de responsabilité et de leadership depuis le cadre familial. Déjà à l’école primaire, secondaire et même l’université, elle conduit les autres entant que cheffe de classe ou encore membres des collèges des étudiants. A l’école secondaire, Binja intégre « TROUPE THEALE » qui l’a forgée dans les caractères des personnages, la manière de les incarner ainsi que le style rédactionnel des poèmes et des pièces de théâtre. Elle joue plusieurs fois le rôle d’avocate qui plaidait la cause des femmes victimes des viols et violences sexuelles pendant la période de guerre. Des pratiques qui ont suscité en elle la passion pour le droit, la faculté qu’elle embrasse plus tard à l’UOB. Cette habitante de Nguba à Bukavu commence le monde humanitaire étant encore à l’université en faisant du bénévolat dans quelques Organisations notamment V-DAY, LDGL et Future for All. Un courage qui lui ouvre en Janvier 2016 une carrière professionnelle proprement dite, recrutée par Futur For All entant qu’Experte technique en Genre. Membre Co-fondatrice de la Radio Gorilla FM basée au PNKB crée en Avril 2019, elle y exerce quelques fonctions. C’est notamment de chargée de suivi et évaluation pendant plus d’une année et de chargé de l’administration et de finance pendant une autre année. Présentement, elle assiste le Président du Conseil d’Administration et chargée de suivi au sein du Conseil d’Administration. Membre co-fondatrice également de l’Organisation OPADEC, elle y travaille depuis 2022 comme chargée de l’administration et genre. Cette association est focalisée sur la lutte contre la toxicomanie ou addiction en milieu juvénile, VSBG liées à l’abus de drogues et la promotion de l’entrepreneuriat. Pèse 55 Kg, Annie Binja est aussi Peace Fellow pour le compte d’Action pour la Paix et la Concorde (APC) au Sud-Kivu en RDC dans le cadre du programme régional piloté par Interpeace. Ce programme vise à fournir aux jeunes des connaissances et compétences qui leur permettront de jouer un rôle efficace dans les processus de gouvernance, consolidation de la paix et de développement a tous les niveaux. Née de monsieur Lambert Zainda et madame Orthense Solange, cette amoureuse de la couleur rose tire ses origines du territoire de Kabare, celui de ses deux parents ! Les loisirs de l’élève de l’école primaire Kashumo à Bagira et Bwindi au secondaire dans le temps sont notamment la musique, sport, lecture, voyage. Annie Binja Zainda finit par lancer un message fort à tous les jeunes comme elle à se rendre utile dans la communauté à travers des apports positifs et cela de quelque manière que ce soit !

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Portraits des femmes : Kinjaah, la musique, au-delà d’une passion

Kinjaah est une artiste musicienne, compositrice, interprète et actrice évoluant à Bukavu dans la province du Sud-Kivu en RDC. Elle s’intéresse dès le bas âge à la musique et intègre à huit ans une chorale locale des petits chanteurs, dans le but d’améliorer son oreille musicale. En 2011 elle enregistre sa toute première chanson solo, âme seule. La musique est pour elle un canal par lequel exprimer tout ce qu’elle ressent à travers une harmonie mélodique. En collaboration avec Aldor, elle organise un concert live, le 19 novembre 2017 au restaurant Saint Luc situé en commune d’Ibanda. En 2015, à la fin de ses études universitaires, la musique devient pour Kinjaah une profession et enchaine productions et enregistrements de divers titres qui ont épaté plus d’un mélomane à Bukavu, à l’instar de la chanson, you and i, qui a connu la collaboration de Cor Akim, un autre artiste musicien de Bukavu. Dans la même année, elle est invitée au festival Yolo, you only live once, qui s’est tenu à Bukavu et dans lequel elle remporte le trophée, High artist, ou meilleure artiste de la région des grands-lacs. Kinjaah, signe juste après un contrat avec le label Makspeakers pour la production de son premier maxi single, Fresh contenant des titres tels que mon cri, fresh, Iyoo Mamaeeh et il sait quoi faire. A sa sortie officielle, elle organise un concert dans l’amphithéâtre du collège Alfajiri en avril 2016, devant un public énorme venu assister à cette rencontre musicale. Avec Aldor Chibembe, un artiste rappeur slameur de la ville de Bukavu, ils ont collaboré sur une chanson, here i am. Est venue en suite l’idée d’un maxi single avec le même artiste dont la sortie officielle a eu lieu le 07 juillet 2017 à l’institut français de Bukavu. Elle a également pris part en Afrique du Sud, à un atelier qui a réuni plusieurs musiciens venus de l’Afrique francophone et dont les échanges portaient sur diverses techniques musicales liées à la voix et la bonne manière pour captiver le public. Selon Kinjaah, la musique c’est la vie, l’élément qui lui permet de vivre, et de passer le message à ses mélomanes à travers un rythme harmonieux. Elle exprime à travers ses chansons tout ce qui est autour d’elle, de l’amour à la paix en passant par les réalités de la race humaine et le divertissement. Parmi ces grandes difficultés, elle cite les vices et coutumes rétrogrades à l’égard des artistes en général et des musiciennes en particulier, mettant en doute leur intégrité. Ajouter à cela le fait que plusieurs personnes considèrent la musique comme un passe-temps et non une profession dans laquelle investir. Une situation les obligeant de se démener avec des propres moyens, qui du restent ne leur permettent pas de réaliser différents projets. Elle dit continuer à travailler afin de réaliser ses ambitions dans le monde musical, visant à atteindre le niveau international et devenir la référence de la musique dans toute sa région. « Le fait pour moi d’être considérée comme étant l’une des plus belles voix féminines de la province me pousse à bosser plus et à donner le meilleur de moi afin de toujours donner un produit fini appréciable par un plus grand nombre de personnes. Et surtout devenir un exemple de réussite pour d’autres musiciens et les générations à venir » explique Kinjaah. Elle conseille à d’autres artistes de fournir amples efforts, car pour elle le travail précède la gloire, et demande à ceux-là qui ont les ambitions de faire de la musique, de se rassurer de l’attachement qu’ils accordent à cet art avant de se lancer. Par Musaba Proust

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Portraits des femmes : Nicole Menemene, la Congolaise qui valorise les déchets plastiques

Nicole Menemene est la fondatrice de Plastycor, est une entreprise sociale engagée dans le recyclage et la valorisation des déchets plastiques en République démocratique du Congo. En collectant les déchets plastiques dans les rues, les caniveaux et les lacs, Plastycor donne une nouvelle vie à ces matériaux polluants. Nicole Menemene âgée de 30 ans elle crée son entreprise en décembre 2019. Tout est parti d’un simple constat. Lors de ses balades, elle constate amèrement que les déchets plastiques envahissent le lac Kivu et bouchent les caniveaux, détruisant l’environnement. L’idée de recycler ces déchets pour leur donner une nouvelle vie est ainsi née. A Bukavu, Nicole Menemene s’entoure d’un réseau local, composé essentiellement de jeunes, qui l’aide dans le ramassage des déchets plastiques (bouteilles en plastique, sachets plastiques, bidons…). Après la collecte, place à la transformation : bouquets de fleurs, tableaux artistiques, fauteuils, étagères, paniers multi-usage, murs avec et sans maçonnerie. La liste des produits issus de la valorisation de ces déchets est longue. Nicole Menemene et son équipe font preuve de créativité et d’innovation pour les réinventer. En 2020, elles ont pu valoriser, de manière artisanale, 18.000 bouteilles plastiques, surtout dans la construction d’une maison à Bukavu. « J’étais révoltée de voir les gens garder leurs déchets dans leurs sacs mais lorsqu’ils arrivaient à Bukavu, ils les jetaient sur la route. Cela m’énervait », dit-elle. Grâce aux déchets plastiques collectés, elle et toute son équipe transforment certains déchets en bouquets de fleurs et en tableaux artistiques. Avec les bouteilles en plastique, Nicole fabrique des fauteuils, des étagères, des paniers multi-usage, des murs avec et sans maçonnerie etc. Ces productions sont achetées par des individus mais aussi par des organisations qui sont dans le besoin.   En 2020, environ 18.000 bouteilles plastiques ont été mises en valeur par Plastycor dans la construction d’une maison dans le village de Katana situé à environ 43 kilomètres de la ville de Bukavu. Pour réaliser toutes ces œuvres, Nicole collabore avec des jeunes filles et garçons de différents quartiers de Bukavu. « J’aime beaucoup m’entourer des jeunes. Ils sont vraiment dynamiques et créatifs. Alors, j’ai trouvé que c’était plus facile pour moi de travailler avec les jeunes, avec lesquels je peux communiquer facilement », raconte Nicole Menemene. A ce jour, Nicole travaille encore d’une manière artisanale. Cela ralentit sa production d’autant plus que son entreprise n’a pas encore de gros moyens pour se procurer les machines. Depuis le début de l’année 2022, son entreprise a collecté au moins trois tonnes de déchets plastiques. Elle appelle le gouvernement congolais à accompagner les jeunes entrepreneurs. Elle appelle également la population à adopter un comportement responsable en évitant de jeter les déchets dans la rue et en achetant les produits recyclés fabriqués localement. La ville de Bukavu n’en sera que plus belle. Innovation sans Limite Nicole et son équipe continuent de repousser les limites de la créativité pour réinventer les déchets plastiques. Plastycor a pour objectif d’étendre ses activités pour un impact encore plus important dans la préservation de l’environnement.

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Portraits des femmes : Solange Shagayo Kagombe, l’étoile des jeunes bergers

Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), Solange Chagayo-Kagombe est la directrice de la radio star L’Etoile du Berger. Aujourd’hui, elle montre le chemin aux jeunes, notamment aux femmes, mais son chemin a été plus difficile qu’une étoile filante. L’Etoile du Bergé, actuel directeur de Radio Star de Bukavu, revient sur ses aspirations initiales en 2008. À cette station, elle a grandi petit à petit. Après avoir travaillé comme modérateur et responsable marketing, j’ai finalement été intégré à l’équipe éditoriale et promu chef de programme. Il y a huit ans, elle était manager de transition et certains de ses collègues masculins continuaient de serrer les dents. « J’avais des hommes du même âge que mon père, mais ils n’arrêtaient pas de dire qu’ils étaient plus qualifiés. » N’ayant pas peur des obstacles, Solange a suivi deux années de formation en journalisme via l’IWPR (Institute for War and Peace Reporting, un réseau international d’organisations de soutien aux médias) et a obtenu un Master international en administration des affaires de l’École de journalisme de Lille. (ESJ, France). Après cela, elle a finalement été approuvée comme réalisatrice… Sa combativité est probablement due à son enfance troublée. « En 1996, quand j’avais 10 ans (pendant la première guerre du Congo, ndlr), j’ai quitté Bukavu dans un grand bruit. Des armes. J’ai été séparé de ma famille. » A cette époque, Solange Shagayo Kagombe rencontre de nombreux jeunes vivant dans la rue et dans les camps de réfugiés, dont beaucoup sont encore plus défavorisés qu’elle. Travailler deux fois plus que les hommes ! Elle marque un temps de silence, puis résume : « Cette expérience est sans doute à l’origine de mon engagement pour les jeunes. Quand je suis revenue à Bukavu en 2006, je voulais mener des plaidoyers pour eux, afin de les encourager à entreprendre et comprendre qu’ils pouvaient construire leur avenir sans forcément devenir députés. » À Radio Star (L’info à la portée des jeunes), elle va trouver un canal pour faire passer son message et forcer sa nature timide. « Enfant, Solange ne parlait pas beaucoup… Alors, quand elle nous a annoncé son truc de journalisme, on lui a demandé ce qu’elle allait dire à la radio ! », se souvient, amusée, Sylvie Muray sa grande sœur, avant de conclure : « Elle a un talent caché, car à l’antenne elle est elle-même ! » Solange reconnaît presque une double personnalité : « Je suis réservée, mais dans le cadre professionnel, je parle quand il faut parler ! » Christian Mihigo, l’ancien coordonnateur de Radio Star, salue « son savoir-être, son savoir-faire et son leadership ». De sa voix douce, Solange Shagayo Kagombe réagit d’ailleurs à présent avant tout en directrice : « Ce qui me motive aujourd’hui, c’est le parcours de Radio Star, une équipe de jeunes compétents et motivés. Dans le cadre du projet Médias 360° de CFI, deux de nos journalistes ont été formés. Nous avons à présent un site web régulièrement alimenté en articles et nous sommes passés de 2000 à 10000 abonnés sur notre page Facebook. » Pas de quoi faire perdre son cap au capitaine Solange : « Pour nous faire accepter et réussir, il nous faut travailler deux fois plus que les hommes ! Nous devons étudier et saisir toutes les opportunités pour être les meilleures ! » À la tête de Radio Star, L’étoile du berger, une station dont le personnel a une moyenne d’âge de 24 ans, Solange Shagayo Kagombe donne de la voix et montre la voie à suivre. Dans 10 ans… Jusqu’où la bonne étoile de Solange Shagayo Kagombe la mènera-t-elle ? Elle se voit “directrice de communication d’un grand média ». Christian Mihigo, son ancien coordonnateur à Radio Star, l’imagine, lui, « apporter un vent de changement dans le monde médiatique. » L’intéressée milite déjà pour un changement de certains textes pour diminuer les taxes imposées aux médias de provinces, mais aussi pour durcir les critères permettant aujourd’hui à n’importe quel politicien ou presque de lancer sa radio avant une élection, avec des journalistes sans contrats, ni salaires… « Résultat : certains journalistes écrivent pour faire plaisir à ceux qu’ils ont interviewés et qui ont payé leur transport, » déplore Solange. Elle-même se verrait bien dans dix ans responsable d’une organisation d’appui aux médias ou d’appui aux jeunes, ou, si elle en a des moyens, professionnaliser l’équipe de Radio Star ou créer une autre radio communautaire éducative pour les jeunes.    

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Portraits des femmes : Sifa Kasongo Raïssa, une passion pour le journalisme

De ses noms Sifa Kasongo Raissa, la Cheffe des Programmes et Informations (CPI) à la radio Maendeleo est congolaise de la République Démocratique du Congo(RDC). Elle est née à Bujumbura le 20 août 1987 de Cirezi Rutuga Espérance native de Nyangezi et Turunjale Melance Kasongo d’heureuse mémoire ressortissant du Kasaï Oriental dans le territoire de Lupatapata. Etudes faites Cursus primaire achevé à Bujumbura, et secondaire à l’Institut Kasali en 2007 en latin-philo après, plus tôt, quelque années à l’école de l’ambassade du Congo à Bujumbura. C’est depuis 1994, lors de la guerre civile au Burundi que le feu Kasongo rend l’âme en septembre. Sifa, sa veuve mère et toute la famille rejoignent Bukavu. Ces enfants seront ainsi élevés par la famille de Cirezi Rutuga Espérance leur maman, se considérant donc plus Shi que Kasaiens. Parcours professionnel Après le diplôme d’Etat, cette mère de 4 enfants arrête les études près de deux ans pour raison de santé. Juste après son rétablissement, elle se lance dans la vie active et demande d’abord un stage à l’Institut National de Securite Sociale(INSS) actuellement appelé Caisse Nationale de Securite Sociale (CNSS) en 2009 pour une période de 6 mois. En 2010, elle se soumet à l’apprentissage de l’informatique au centre de l’Université Catholique de Bukavu (UCB) dans le temps situé à labotte suivi d’un certificat. Ce passage sera ensuite accompagné de son intégration à Radio Maendeleo comme stagiaire. Sifa y a ainsi pris le goût du métier de journaliste ne considérant plus pour opportuns, ses attachements à la médecine, sa faculté de prédilection à l’époque. En 2011, elle entame avec l’Institut Supérieur de L’Audiovisuel (ISA) pendant que toujours attachée à cette chaîne communautaire. En 2012, la radio Maendeleo donne à cette habitante de Panzi sur avenue Jean Miruho à Bukavu, l’opportunité d’intégrer un projet en tant que journaliste pigiste. Pendant 2 ans, elle est formée sans arrêt sur le journalisme sensible aux conflits, aux discours de haine ainsi qu’aux stéréotypes dans la région des Grands-Lacs. Des déplacements récurrents dans cette zone composée du Rwanda, Burundi ainsi que la RDC pour le compte du projet l’exige à suspendre le cours. En 2013 le projet prend fin. Raissa reprend les études au Centre Universitaire de Paix (CUP), un cursus qu’elle acheve en 2019 en communication des organisations. Un peu plutôt, la nommée change de statut en 2014 et devient l’épouse de Mr Lunanga Watukalusu Aimé qui est pour elle à ce temps là, une épaule très forte pour l’obtention de sa licence. En 2014, un autre projet commence avec l’Association des Femmes des Médias (AFEM) et la Synergie des femmes pour la Paix et la Réconciliation des peuples des grands lacs d’Afrique (SPR) avec d’autres organisations hollandaises. Le dévolu sera une nouvelle fois jeté sur cette épouse, qui intègre ce nouveau programme qui a pour focus le genre. « Femme au Fone » parceque c’est bien de ce projet qu’il s’agit est ainsi axé sur la sécurisation des droits des femmes ainsi que leur sécurité. Sifa Kasongo Raissa y est comme journaliste. Dans la procédure, elle et ses coéquipières se chargent de récolter les messages des femmes alertant sur toutes les formes d’insécurité et violence dont elles sont victimes. Il était question de ce fait de vérifier la véracité des faits et faire les plaidoyers formels ou informels pour le respect des droits des femmes à travers des articles à poster, les spots et émissions éducatifs à diffuser, les audiences auprès des décideurs, séances de sensibilisation et autres. A l’issue de 4 ans d’activités intenses, des retours relatifs au travail effectué tout le long ont été, à en croire notre source, plus que satisfaisants parce que plusieurs femmes avaient banni la peur de dénoncer ces violations par exemple. Après, Kasongo reste de pleins pieds focalisée dans la rédaction de la Radio Maendeleo entant que présentatrice des journaux en français, Swahili et animatrice où elle exerçait partiellement pendant qu’affectée à ce projet. Ensuite, elle est nommée assistante du secrétaire de rédaction. En 2016, cette femme mesurant près d’1m55 postule comme tant d’autres en interne au poste de chargée des programmes et Information et sera à sa grande satisfaction confirmée par le conseil d’administration de cette radio emettant à Bukavu sur la 88.8 Mhz. A ces nouvelles attributions, elle organise de manière générale le travail des journalistes et des producteurs externes. Cette maman d’une fille et trois garçons collabore aussi activement avec le rédacteur en chef en supervisant une équipe constituée de nos jours de 12 Journalistes. Raissa Kasongo atteste être une épouse qui complète son mari dans tous les domaines de la vie dont financier, spirituel, moral et autres pour un équilibre familial. Ses enfants sont quant à eux tout ce qui constitue sa motivation et sa force de se lever chaque jour et se battre, n’espérant qu’au meilleur et une vie apaisée pour ces derniers. Enfin, les valeurs les plus fortes aux yeux de cette maman qui pèse 82 Kg sont le respect de l’humain et de l’aîné, la tolérance ainsi que la considération et l’affection.

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Portraits des femmes : Esther Mwa Mubange , le tissage comme symbole de la résilience

42 ans d’âge en cette année 2023, Esther Mwa Mubange est ressortissante de Goma au Nord-Kivu en République Démocratique du Congo (RDC). Ses parents Mubange François et Venancie Mwa Kipap d’heureuse mémoire sont originaires de Masisi dans la même province. Prise pour la vie conjugale par le père de ses enfants, Mme Esther est ainsi obligée de fouler la province voisine le Sud-Kivu où elle habite à Nyatende dans le territoire de Kabare. N’ayant pas eu la chance de fréquenter le cursus scolaire, cette mère de 4 enfants a dû se tourner vers le travail manuel. En 2019, elle entend parler des séances gratuites de capacitation organisées par la Fondation Panzi du prix Nobel de la paix 2018 Denis Mukwege à Bukavu. Elle prend son inscription du coup, un apprentissage qui lui prend un an pour maitriser l’art de confectionner les paniers. A l’issue de sa période de formation, cette femme est dotée de 4 rouleaux de files pour l’aider à perfectionner ses connaissances et s’assurer une certaine autonomie. Mwa Mubange capitalise pour cela les acquis. Elle devient fournisseur des paniers à certains commerçants qui font les fins fonds des territoires. Une procédure qui lui apporte toujours des moyens pour subvenir aux besoins de ses 2 filles et 2 garçons parce qu’ayant perdu son époux il y a de cela près de 5 ans. A part ces commerçants, cette femme ravitaille également les habitants de son entité en paniers et n’hésite pas à former les désireux en contrepartie d’une somme d’argent convenue entre les deux parties. Œuvrant au village, elle fixe ainsi le prix unitaire de ses produits finis entre 2500 Francs Congolais(FC) soit près de 1$ et 10.000 FC pour plus d’accessibilité. Défis Esther Mwa Mubange a récemment été bouleversée par la mort de ses plus grands preneurs, ces commerçants qui fréquentent les territoires. Depuis, elle mène une vie difficile parfois sans moyens nécessaires pour subvenir aux besoins de sa progéniture étant donné que ses clients de Nyantende sont démunis, achètent rarement et à des bas prix. Pour survivre, elle est alors obligée de mixer son métier d’artiste à celui de petite vendeuse pour nouer les deux bouts. Du matin au soir, cette maman de près d’ 1m53 de long parvient à confectionner 3 paniers, un art qu’elle atteste faire avec un si grand dévouement et beaucoup de passion.

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Portraits des femmes : Nzita Kavungirwa Kayange, l’exemple parfait de gestion sociopolitique (Encadré)

Nzita était une défenseuse des droits des femmes de la région du Grand Kivu. Elle fut la première directrice exécutive de la célèbre organisation de femmes UWAKI. Elle a consacré sa vie au rétablissement de la paix dans l’est de la République démocratique du Congo grâce à son travail avec le Réseau pour les droits des femmes et la paix (RFDP) et le Caucus des femmes pour la paix du Sud-Kivu. Elle a fermement condamné le recours à la violence sexuelle comme arme de guerre. En 2006, elle s’est présentée comme candidate aux premières élections démocratiques en République démocratique du Congo. Même si elle n’a pas gagné, elle a continué à défendre les droits des femmes et la communauté du Sud-Kivu se souvient avec tendresse. Elle a réalié ses plus beaux chapitres en tant que maire de la ville de Bukavu, succédant à Prospère MUSHOBEKWA.    

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Portraits des femmes : Solange KWINJA,la reine de la transformation du café du Kivu

Elle s’appelle SOLANGE KWINJA, cette jeune fille congolaise du Sud-Kivu à l’est de la RDC, s’est engagée dans la transformation du CAFÉ en produisant le savon qu’on appelle localement <<SAVON KITOKO>> un savon fabriqué à base du café de la spécialité congolaise. Depuis des décennies, le café congolais profitait au Rwanda ou encore au Burundi, les pays qui ont fait de la RDC leur zone d’enrichissement, mais SOLANGE a décidé de prouver à la face du monde que la RDC dispose des graines du café très importantes, elle a essayé de briser la chaîne de la malédiction orchestrée dans le passé ou le café de la RDC faisait le bonheur pour d’autres pays notamment le Rwanda.  Elle s’organise avec une dizaine de jeunes filles et garçons regroupés au sein de sa petite coopérative agricole appelée <<HESHIMA COFFEE>> fait de son mieux pour encadrer les jeunes dans l’agriculture et combattre la pauvreté. Pour, la coordinatrice de la coopérative Heshima Coffee, madame Solange Kwindja, les efforts doivent être fournis pour relever le défi en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations qui broient la misère au quotidien.   Solange est devenue une référence grâce à son SAVON KITOKO fabriqué à base des graines du café. Elle se décrit comme une femme humble, sociale ouverte à tout le monde d’une manière positive. Elle encourage les femmes et les filles à se livrer aux médias, car pour elle, les journalistes sont parmi ceux qui ont contribué à sa promotion. Vie privée Fille de KAHIRIRHI GILBERT et de SIFA BISIMWA , SOLANGE est née le 01 Juin 1991 à bukavu.  » Je suis engagée, j’ai beaucoup d’enfants mais je ne suis mariée officiellement bientôt là je serai mariée, parce que j’ai des enfants que j’ai adopté ils me considèrent déjà comme leur maman » a-t-elle fait savoir. Chrétienne de son état SOLANGE aime la musique chrétienne son artiste préféré c’est le feu ALAIN MOLOTO et la niregianne ADA Amoureuse du foufou au légume vert Publications Partion TALA GYLF 2018, Création d’une plateforme régionale de la promotion des jeunes leaders. Importance de la consommation locale du café par IFCCA SAVEUR DU KIVU, l’engagement de créer des coffee shop mabi dans les endroits publics pour la dégustation. La place de la femme dans l’agriculture africaine AWAN AGROTOUR 2020-2022, Présentation de notre savon KITOKO SABUNI UN SAVON fabriqué a base du café.  

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Portraits des femmes : Agnès Sadiki, journalisme, politique et lutte communautaire

Elle débute sa carrière journaliste en 2001. Passionnée de la presse depuis son enfance, dit-elle, celle-ci a toujours été animée par le souci de former et d’informer les communautés. Actuellement, journaliste à la Radiotélévision Nationale Congolaise, station du Sud Kivu. Elle se définit comme le soldat du peuple d’où son abnégation malgré toutes les éventuelles contraintes. Cependant, elle fustige les conditions précaires dont certains professionnels des médias traversent. « Le développement et la démocratie riment avec une presse libre, indépendante et neutre. »  Confie-t-elle.  Femme leader et potentielle candidate aux élections générales de décembre 2023, elle a toujours appelé toutes les femmes toutes tendances confondues à la solidarité afin qu’elles soient élues dans diverses circonscriptions électorales.

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Portraits des femmes : Julienne BASEKE, une lutte éternelle pour la défense des droits des femmes

Julienne Baseke Nzabandora (Congo, Kinshasa, 1979) est la coordinatrice de l’Association des Femmes des Médias – AFEM et directrice de Mama Radio, une radio thématique émettant depuis la ville de Bukavu, à l’Est de la RDC. Elle est également experte en genre et résolution 1325 des nations unies. Elle a grandi à Bukavu, la capitale du Sud-Kivu, et a écrit de la poésie ainsi que du théâtre, toujours sur le thème de la condition de la femme et de la paix. Diplômé en Sociologie, elle dispense des cours à l’Université Officielle de Bukavu. Durant la guerre dans l’est de la République démocratique du Congo de 1996 à 2003, les violences sexuelles ont été utilisées comme arme de guerre contre les femmes. Julienne Baseke, témoin de toutes ces atrocités a décidé de documenter et diffuser depuis plusieurs années des témoignages de cas de violence à travers l’Association des femmes des médias, AFEM, est un réseau de femmes journalistes qui s’efforcent de changer cette réalité en exploitant l’impact des médias féministes et en faisant progresser la promotion holistique des femmes dans l’ensemble du secteur. Les cas de violence ont été particulièrement crus au Sud-Kivu, la situation a été encore pire au Nord-Kivu et dans la région de l’Ituri, l’exploitation illégale des minerais et la présence de groupes militaires qui leur sont liés, l’insécurité, les violences sexuelles contre les femmes et les enfants, l’augmentation des cas de VIH et la migration interne des citoyens, entre autres. Dans cette optique le combat de Julienne BASEKE a trouvé tout son sens car il a mis à profit divers instruments nationaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme pour faire entendre la voix de la femme tout en luttant pour leur inclusion. Le cas de la défense du protocole de Maputo visant à garantir les droits des femmes, y compris le droit de participer au processus politique, l’égalité sociale et politique avec les hommes, une autonomie améliorée dans leurs décisions en matière de santé et la fin des mutilations génitales féminines. Le nombre de femmes décédées lors d’avortements clandestins pour faire face à des grossesses résultant de cas de violence a également considérablement augmenté, même si ce protocole de Maputo protège les femmes et jeunes filles, plusieurs médecins ne soignent pas les femmes. L’association AFEM qu’elle dirige continue de recevoir de nombreuses plaintes de ce type via l’application Femme au Fone, où à travers laquelle des violences sexistes et politiques sont dénombrées.  

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