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Portraits des femmes : Esther Mwa Mubange , le tissage comme symbole de la résilience

42 ans d’âge en cette année 2023, Esther Mwa Mubange est ressortissante de Goma au Nord-Kivu en République Démocratique du Congo (RDC). Ses parents Mubange François et Venancie Mwa Kipap d’heureuse mémoire sont originaires de Masisi dans la même province.

Prise pour la vie conjugale par le père de ses enfants, Mme Esther est ainsi obligée de fouler la province voisine le Sud-Kivu où elle habite à Nyatende dans le territoire de Kabare. N’ayant pas eu la chance de fréquenter le cursus scolaire, cette mère de 4 enfants a dû se tourner vers le travail manuel.

En 2019, elle entend parler des séances gratuites de capacitation organisées par la Fondation Panzi du prix Nobel de la paix 2018 Denis Mukwege à Bukavu. Elle prend son inscription du coup, un apprentissage qui lui prend un an pour maitriser l’art de confectionner les paniers. A l’issue de sa période de formation, cette femme est dotée de 4 rouleaux de files pour l’aider à perfectionner ses connaissances et s’assurer une certaine autonomie. Mwa Mubange capitalise pour cela les acquis. Elle devient fournisseur des paniers à certains commerçants qui font les fins fonds des territoires.

Une procédure qui lui apporte toujours des moyens pour subvenir aux besoins de ses 2 filles et 2 garçons parce qu’ayant perdu son époux il y a de cela près de 5 ans. A part ces commerçants, cette femme ravitaille également les habitants de son entité en paniers et n’hésite pas à former les désireux en contrepartie d’une somme d’argent convenue entre les deux parties.

Œuvrant au village, elle fixe ainsi le prix unitaire de ses produits finis entre 2500 Francs Congolais(FC) soit près de 1$ et 10.000 FC pour plus d’accessibilité.

Défis

Esther Mwa Mubange a récemment été bouleversée par la mort de ses plus grands preneurs, ces commerçants qui fréquentent les territoires. Depuis, elle mène une vie difficile parfois sans moyens nécessaires pour subvenir aux besoins de sa progéniture étant donné que ses clients de Nyantende sont démunis, achètent rarement et à des bas prix.

Pour survivre, elle est alors obligée de mixer son métier d’artiste à celui de petite vendeuse pour nouer les deux bouts. Du matin au soir, cette maman de près d’ 1m53 de long parvient à confectionner 3 paniers, un art qu’elle atteste faire avec un si grand dévouement et beaucoup de passion.

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