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Portraits des femmes : Julienne BASEKE, une lutte éternelle pour la défense des droits des femmes

Julienne Baseke Nzabandora (Congo, Kinshasa, 1979) est la coordinatrice de l’Association des Femmes des Médias – AFEM et directrice de Mama Radio, une radio thématique émettant depuis la ville de Bukavu, à l’Est de la RDC. Elle est également experte en genre et résolution 1325 des nations unies.

Elle a grandi à Bukavu, la capitale du Sud-Kivu, et a écrit de la poésie ainsi que du théâtre, toujours sur le thème de la condition de la femme et de la paix. Diplômé en Sociologie, elle dispense des cours à l’Université Officielle de Bukavu. Durant la guerre dans l’est de la République démocratique du Congo de 1996 à 2003, les violences sexuelles ont été utilisées comme arme de guerre contre les femmes. Julienne Baseke, témoin de toutes ces atrocités a décidé de documenter et diffuser depuis plusieurs années des témoignages de cas de violence à travers l’Association des femmes des médias, AFEM, est un réseau de femmes journalistes qui s’efforcent de changer cette réalité en exploitant l’impact des médias féministes et en faisant progresser la promotion holistique des femmes dans l’ensemble du secteur.

Les cas de violence ont été particulièrement crus au Sud-Kivu, la situation a été encore pire au Nord-Kivu et dans la région de l’Ituri, l’exploitation illégale des minerais et la présence de groupes militaires qui leur sont liés, l’insécurité, les violences sexuelles contre les femmes et les enfants, l’augmentation des cas de VIH et la migration interne des citoyens, entre autres. Dans cette optique le combat de Julienne BASEKE a trouvé tout son sens car il a mis à profit divers instruments nationaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme pour faire entendre la voix de la femme tout en luttant pour leur inclusion. Le cas de la défense du protocole de Maputo visant à garantir les droits des femmes, y compris le droit de participer au processus politique, l’égalité sociale et politique avec les hommes, une autonomie améliorée dans leurs décisions en matière de santé et la fin des mutilations génitales féminines.

Le nombre de femmes décédées lors d’avortements clandestins pour faire face à des grossesses résultant de cas de violence a également considérablement augmenté, même si ce protocole de Maputo protège les femmes et jeunes filles, plusieurs médecins ne soignent pas les femmes. L’association AFEM qu’elle dirige continue de recevoir de nombreuses plaintes de ce type via l’application Femme au Fone, où à travers laquelle des violences sexistes et politiques sont dénombrées.

 

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