LE PEUPLE

Pour un monde égalitaire des droits dans un environnement sain et prospère

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Portraits des femmes : Safi Mushengezi Alliance, la protectrice acharnée de l’environnement

Née à Kaziba dans le territoire de Walungu au Sud-Kivu en République Démocratique du Congo (RDC) le 2 février 1980, Safi Mushengezi Alliance est responsable de l’association sans but lucratif appelée Femme et Développement Sain pour un Développement Durable(FESDD). Créé en Mai 2017, cette organisation œuvre principalement dans l’évacuation des déchets ménagers, leur valorisation ainsi que le reboisement. Tout part de son expérience d’une dizaine d’années acquise dans une structure dénommée programme de gestion des déchets ménagers dans la ville de Bukavu toujours au Sud-Kivu. Mushengezi décide ainsi avec deux autres personnes de mettre sur pied la FESDD. Cette mère de 7 enfants se fixe ainsi l’objectif de servir fidèlement ses clients qu’elle sensibilise pour l’adhésion porte à porte, un service qui lui rapporte 5 USD le mois par abonné après les évacuations hebdomadaires. Elle se charge de ce fait à évacuer prêt de 4 camions des déchets par semaine dans les entités dans lesquelles elle est basée. Dans sa procédure, les jeunes collecteurs des déchets de son organisation foulent les ménages des clients pour y prendre les immondices. Ces derniers, les embarquent dans des camions pour les déverser à Mudaka à prêt de 14 Km de la ville de Bukavu pour la valorisation en engrains organiques et cela grâce à l’appui de son partenaire International Institute of Tropical Agriculture (IITA). Issue de Mushengezi Jonas et Munyerenkana Justine, Safi Alliance dit avoir choisi ce secteur pour contribuer tant soit peu à l’assainissement ainsi qu’à la conservation de la nature, des facteurs clés du développement. Ce métier lui permet ainsi d’être indépendante, diminuer le taux de chômage et d’apporter un plus pour ce développement. Cette habitante de l’avenue Kibombo au quartier Ndendere à Bukavu, avoue cependant que tout n’est pas rose dans ces attributions. En terme de défis, Madame Safi cite par exemple l’inconscience des certains clients qui n’honorent pas leurs dus après avoir bénéficié du service, le manque des outils et engins de travail souhaités. A cela s’ajoute le manque du dépotoir en ville. Elle est ainsi, affirme-t-elle, obligée à supporter des coûts supplémentaires de location des camions pour atteindre Mudaka. Épouse, Mère et responsable d’entreprise est-ce une tâche facile ? Cette femme la quarantaine révolue affirme que tout tourne autour d’une gestion rationnelle de temps. Planifier sa journée en fonction des responsabilités familiales et professionnelles est la meilleure façon de s’en sortir et surtout de rester équilibrée. Safi Mushengezi Alliance décrite en une femme déterminée à atteindre ses objectifs avoue que les seules valeurs fortes à ses yeux demeurent l’honnêteté, le travail et le respect de temps. Enfin, le bien-être familial étant fait des contributions des hommes et femmes, cette dernière souhaite voir toutes les autres femmes en activité pour se rendre utiles d’abord à elles-mêmes mais aussi et surtout à toute la communauté.   Joyce KALUMUNA Le Peuple

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Portraits des femmes: Yvette Mushigo, activiste des droits des femmes et mère au foyer

Yvette Neema Mushigo est congolaise de la République Démocratique du Congo (RDC) et née à Bukavu le 16 novembre 1977. Mushigo Musole Deogratias enseignant et Émilienne Mutalegwa Cigangu ont donné naissance à cette activiste des droits des femmes qui tire ses origines du territoire de Walungu au Sud-Kivu. Son école primaire elle l’a faite au collège Alfajiri à Bukavu pour obtenir par la suite son diplôme d’Etat en pédagogie générale au Lycée Cirezi dans la même ville en 1998. Neema poursuivra son cursus universitaire au centre universitaire de Bukavu (CUB) actuelle Université Officielle de Bukavu (UOB) pour obtenir sa licence dans la faculté de droit en droit privé et judiciaire en 2005. Cette mère de 4 enfants dont 1 garçon est donc une défenseure des droits humains avec un accent particulier sur  ceux des femmes, mais aussi sur l’engagement des jeunes à la non violence active. Actuellement, depuis 2016, elle assume le poste de secrétaire exécutive de la Synergie des Femmes pour la Paix et la Réconciliation des Peuples des Grands Lacs d’Afrique (SPR). Une organisation nationale mais aux dimensions sous régionale qu’elle a rejoint depuis 2008 d’abord comme consultante facilitatrice des formations. Au secrétariat, elle assure la gestion quotidienne de l’organisation dans l’atteinte de sa mission et ses objectifs à travers les tâches de programmation, liaison avec les partenaires ainsi que la supervision administrative et financière des différents projets. Le plus grand objectif de cette synergie en RDC, Rwanda et Burundi où elle étend ses branches est la construction et la consolidation de la paix à travers un leadership féminin transformationnel et le rapprochement des populations des Grand-lacs. Peu avant, cette habitante de Nguba à Bukavu au Sud-Kivu étant étudiante en première licence en 2004 travaillait déjà à l’Observatoire Gouvernance et Paix (OGP) comme responsable des programmes et a participé au sein de cette structure à plusieurs recherches actions. En 2010, elle quitte l’OGP pour l’humanitaire, dans une organisation appelée Coopération Italienne (COOPI) d’abord comme assistante psychosociale ensuite comme experte dans la réinsertion socio-économique des enfants associés aux forces et groupes armés. Après, c’est AVSI une autre organisation italienne qui l’embauche comme officier de terrain dans le programme de réponse rapide aux mouvements des populations qui  fuient les zones des conflits. Le travail étant de les enregistrer, prendre connaissance de leurs besoins et leur apporter assistance. Voilà d’où s’est accentuée la sensibilité de cette chrétienne catholique aux problèmes et défis que vivent les femmes et les enfants et qui accentuent leur vulnérabilité. « Je suis une femme sensible, qui veut toujours prendre le devant et conduire les autres. Mariée à Innocent Mwenge Magadju avec lui on a eu 4 beaux enfants. Pour moi, la famille est en réalité sacrée. Elle est la base de la stabilité et la force » confie-t-elle. Yvette maman, Yvette activiste y-a-t-il un conflit en cela? Non, affirme cette 2ème enfant de sa famille sur 7 au total et qui ajoute que tout est question de faire la part des choses et rester équilibrée. Toute fois poursuit-elle, rien ne peut être facile sans le soutien des membres de la famille surtout des conjoints. Elle dit apprécier donc à juste valeur la collaboration et la souplesse de son époux sans lesquelles elle ne serait où elle en est en ces jours dans ses luttes pour l’équité. Oui, des luttes qui lui ont valu des prix. Yvette revient de l’Espagne en ce mois de février 2023 pour recevoir son prix à la fraternité MUNDO NEGRO 2022. C’était lors de la 35 ème rencontre africaine. Mongonegro étant une revue des missionnaires comboniens spécialisée pour l’Afrique où chaque année, un homme ou une femme qui s’est démarqué (e) dans son travail est récompensé(e). En novembre 2021 lors de la journée internationale des femmes défenseures des droits humains, Mushigo reçoit un autre certificat de mérite octroyé par l’organisation Protection Internationale. L’union fait la force, cette femme mesurant environ 1m60 appelle toutes les autres actives dans leurs différents domaines à privilégier le travail en synergie non seulement pour des bons résultats mais aussi pour leur protection. La justice sociale est pour elle une  valeur très forte. Yvette Neema Mushigo finit donc par émettre le vœu de voir en RDC la reconnaissance des potentialités qu’ont les femmes et voir naître un système éducatif plus inclusif en tenant compte de l’égalité genre. Le Peuple

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Portraits des femmes: A la rencontre de Mathilde Muhindo Mwamini

Mathilde Muhindo Mwamini est congolaise de la République Démocratique du Congo (RDC). Née le 16 mars 1952, cette défenseure des droits de l’Homme tire ses origines de la chefferie de Bahavu dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu. Muhindo Musheke Louis et Furaha Lubungu Apolline d’heureuse mémoire ont donné vie et inculqué des valeurs chrétiennes à cette dame, aujourd’hui fervente catholique. Études primaires faites à l’Ecole Primaire Ntwali à Kadutu dans la ville de Bukavu au Sud-Kivu et appelée dans le temps, école des filles. Après, Mwamini est allée au Lycée Wima dans la même ville pour ses études secondaires où elle a obtenu son diplôme d’Etat. 3 ans lui avait par la suite suffit pour être formée à Lourdes en France, sur la doctrine sociale de l’Eglise en rapport avec sa vocation. Actuellement, défenseure des droits des femmes en particulier, animatrice sociale, actrice de paix dans les mouvements associatifs des femmes à Bukavu. Celle qu’on appelle affectueusement da Mathi commence à travailler trop jeune à 18 ans. D’abord dans le service de promotion de la femme et de la famille au sein de l’église catholique diocèse de Bukavu au centre d’animation rural à l’époque actuellement dit le centre olame. Durant ses 45 ans de carrière au sein de ce centre, son combat s’est ainsi axé sur l’autonomisation de la femme, son intégration socio-économique et la connaissance de ses droits. Cette habitante de l’avenue hippodrome à Bukavu a de ce fait participé dans les années 90 à la création des tout premiers réseaux et synergies des femmes au Sud-Kivu. Il s’agit notamment du cadre de concertation des femmes oeuvrant à la base dont elle était première présidente. Un réseau qui regroupait les femmes qui travaillaient dans les Organisations Non Gouvernementales(ONG). L’Association des Femmes cadres pour L’épanouissement Intégral de la Femme (AFESF), le caucus des femmes pour la paix créé en 1997. Des efforts qui avaient été couronnés par l’initiation, le vote ainsi que la promulgation de la toute première loi contre les violences sexuelles. En ces jours, cette femme qui avoue que le mariage n’était pas son lot et sans enfant biologique est toujours active dans les associations des femmes. Membre du caucus des femmes pour la paix, de la composante femme de la société civile et autres, elle n’a pas cessé de donner son apport pour que la femme soit considérée au même titre que son collègue homme. Parlant de ses valeurs ! Mathilde Muhindo laisse entendre qu’à ses yeux seuls l’amour, le partage et le vivre ensemble ont une importance capitale. Des valeurs qu’elle a apprises à ses 21 ans d’âge quand, à la disparition de sa maman, elle devait prendre soin de ses 10 frères et sœurs. Un an après, son papa avait aussi rendu l’âme, une épreuve qui l’avait encore rendue plus « maman » par circonstance. Aujourd’hui, elle atteste être fière de ce que sont devenues toutes ces âmes. Des organisations nationales et internationales ont reconnu le travail de cette chrétienne catholique. Human Rights Watch, PNUD, l’église catholique et des organisations locales lui ont déjà décerné à plusieurs reprises des prix de reconnaissance pour sa bravoure dans la défense des droits des femmes en particulier. Muhindo indique cependant que son plus grand prix c’est sont les nombreux remerciements venant de celles ou ceux qui, directement ou indirectement, ont été bénéficiaires des résultats de ses luttes. Voilà pourquoi, la plus grande de ses peines d’hier et d’aujourd’hui demeure voir les femmes continuer à souffrir, à être violées, maltraitées et discriminées même en ce 21ème siècle. « Un jour, tout ça finira. Nous sommes confiants avoir fait un pas, mais il en reste des milliers à faire pour que la femme recouvre sa dignité comme tout être humain. Ainsi, la lutte continue. Si elle s’arrête demain pour nous, nos sœurs, nos filles, nos petites filles porteront le baton de commande pour le bout du tunnel » conclut Mathilde Muhindo Mwamini.

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Solange Lwashiga Furaha, une vie consacrée à la défense des droits des femmes

Madame Lwashiga Solange est une femme leader exerçant ses activités dans la province du Sud-Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo. Née un certain 16 Avril 1969 du couple LWASHIGA BIRAKAZA André et MPIRIRI KALIKUMENYI Bernadette, celle-ci de son vrai nom LWASHIGA FURAHA Solange, est une activiste et défenseure des droits Humains depuis 2003. Issue de la Formation anglaise et culture africaine de l’Institut Supérieur Pédagogique ISP/BUKAVU, l’actuelle secrétaire exécutive du Caucus des Femmes inspire plus d’un compatriote congolais épris de la campagne de la valorisation des atouts qu’incarnent la femme pour l’émergence d’une société dont la parité est le socle. Madame Lwashiga Solange d’avant 2003 ! Formée pour la pédagogie, elle a dispensé le cours d’anglais dans plusieurs écoles de la ville de Bukavu à savoir Lycée WIMA, EDAC-ISGEA, EDAP-ISP. Porte-parole nationale du Mouvement Rien Sans les Femmes de 2015 à 2021, LWASHIGA a été doyenne de l’internat du Lycée Wima au cours de l’année scolaire 1987-1988) et Maire des Home des étudiants de l’ISP (1995-1996). Une des rares femmes à avoir occupé ce poste au sein des institutions d’enseignement supérieur d la Ville de Bukavu.  Pourquoi avoir choisi ce métier ? « Naturellement, je suis pourvu des tacts de lutte contre les injustices, de la promotion de la paix et de l’affirmation de soi comme montrer des compétences. J’ai constaté des conditions d’inégalité dont sont victimes des femmes voire les discriminations et coutumes rétrogrades » fait-elle savoir. En tant que secrétaire exécutive du caucus des femmes, elle coordonne quotidiennement les activités de l’organisation, assure sa représentation auprès de l’Etat et tiers, met en place des stratégies de mobilisation des fonds et se rassure de la bonne mise en œuvre des activités. Pour le moment aucune activité politique, mais Madame Lwashiga n’exclut pas l’idée d’embrasser cette carrière les jours à venir. En quoi votre profession ou engagement profite à la communauté ? Elle fait savoir que son engagement profite à la prise de conscience des droits des femmes/filles par elles-mêmes et les membres des communautés. « En tant que femme leader, beaucoup des gens me considèrent comme modèle. En tant telle, ils me présentent des problèmes dans leurs communautés, des choix à opérer pour des femmes politiques ; nous les orientons parce qu’au sein du Caucus des Femmes, nous avons acquis beaucoup d’expériences et d’accompagnement, cela nous permet de jouer un rôle capital dans l’orientation de toutes les catégories de personnes. Nous servons également de passerelle à plusieurs occasions entre les communautés et les autorités politico-administrative dans la prise en compte et recherche des réponses à leurs désidératas. Solange Lwashiga se décrit comme une femme leader engagée et engageante pour la promotion des droits humains et l’égalité de genre. La détermination, l’égalité, la vérité, la solidarité, l’écoute, la réception, le respect, la transparence et l’Amour sont autant des valeurs fortes qui la guide dans l’accomplissement de ses nobles tâches. Elle affirme avoir « naturellement » choisi cette orientation dans l’engagement communautaire grâce à ses tacts de lutte contre les injustices, de promotion de la paix et de l’affirmation de soi, démontrer ses compétences afin de mobiliser les filles autour de leurs droits, lutter contre les discriminations comme toute forme de rétrograde, permettre aux femmes jouir des mêmes droits que les hommes et participer pleinement à la gestion de la chose publique pour faire différence à travers leurs compétences au même titre que la gent masculine. Des distinctions pour perpétuer une noble lutte Madame Lwashiga Furaha Solange a été bénéficiaire des plusieurs prix et diplômes de mérite. Parmi lesquels, il sied de citer le Satisfecit (COEXI Asbl en 2022), le Prix égalité de sexes dans le cadre de l’agenda 2030 de l’Union Africaine décerné en Juin 2021, un diplôme d’excellence et mérite en 2011, un brevet de mérite pour saluer sa bravoure en tant que leader en 2013, un diplôme de mérite Patriote en Or de la Nouvelle dynamique de la Société civile, diplôme d’excellence (Fruit of Peace) ainsi qu’un Brevet de Bravoure du mouvement Rien Sans les Femmes pour citer que cela. Solange Lwashiga, est mariée à monsieur Amisi Baruani avec qui elle quatre enfants dont deux filles et deux garçons. Cette amoureuse de la musique invite toutes les femmes à briser le plafond de verre pour inclusion et cela en luttant jour et nuit pour le respect de plusieurs traités internationaux ratifiés par la RDC ainsi que les lois du pays. Par Amani Alimasi Joseph Le Peuple

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Portraits des femmes: Georgette Kavira Sindani, l’ascension fulgurante d’une qui a gravi tous les échellons à la CNSS

Georgette Kavira Sindani de son nom complet, est directeur provinciale de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) au Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo (RDC). Née le 22 novembre 1960 à Butembo au Nord-Kivu, cette femme présente dans ce service étatique depuis le 29 novembre 1989 indique que ses tâches globales dans la CNSS actuellement se résument en la coordination de toutes ses activités  de la direction provinciale du Sud-Kivu dont à Bukavu ainsi que Uvira, Fizi et bientôt Kabare des territoires de cette province. Paluku Baudouin et Hélène Kayumba d’heureuse mémoire, ont donné vie à cette élève de l’école primaire des filles de Beni cité Belge dans le temps. Après ce cursus, maman Kavira est allée poursuivre ses études secondaires à l’Institut Bumba Moaso à Kinshasa et logée à ce temps là chez son oncle maternel où elle a pratiquement été élevée depuis son adolescence. Ce contact avec les familles de ses parents l’ont ainsi aidée à développer un fort sens de la famille, que ses fils respectivement 37 et 22 ans expérimentent en ces jours. Après le diplôme d’Etat à Bumba Moaso, c’est l’Institut Pigier Paris à l’époque qui l’avait accueillie pour la suite de sa formation. En 1989 cette veuve depuis 21 ans en ces 2023 débarque dans la CNSS appelée jadis Institut National de Sécurité Sociale (INSS). D’abord dans le service de presse, affectée par la suite à la direction financière, puis à la direction des études et organisations, direction administrative (DA), responsable des relations publiques, secrétaire de l’administrateur directeur général. Bref, une carrière ininterrompue au sein de cette structure publique qui a pour missions essentielles la gestion du régime général de sécurité sociale. L’objectif étant de lutter contre la précarité qui peut toucher ses assurés du fait, d’accident du travail, de maladie professionnelle, de vieillesse et autres. Équité du genre y croit-elle? Georgette avoue que c’est bien de donner la chance à une femme de prouver ce qu’elle est capable de faire. Mais, pour elle, la meilleure promotion doit être consécutive au travail acharné qu’elle rend. Elle laisse entendre que personnellement, ses 34 ans de carrière dans la CNSS ont été marqués par des stationnements dans les mêmes grades parfois mais suite à l’assiduité au travail, elle a été bénéficiaire des promotions jusqu’à devenir directeur. Donc, confirme-t-elle, l’équité du genre est aussi si pas d’abord la performance. Sindani née d’une famille de 7 enfants laisse entendre que seuls le travail, l’honnêteté et l’amour du prochain demeurent des valeurs fortes à ses yeux. Parlant des reconnaissances, ce parcours de la combattante lui a valu deux diplômes de mérite, le récent étant celui délivré par l’intersyndical du Sud-Kivu suite à ses efforts dans l’unification du personnel de la CNSS en province. Enfin, cette catholique avérée de dévotion mariale lance un vibrant appel à ses collègues chefs d’entreprise. Un appel d’humanisme et de tolérance envers leurs subalternes parce qu’ils sont des pères et des mères en part entière. Par Joyce KALUMUNA Le Peuple

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Sud-Kivu : À la rencontre de Madame MUTUGA CIBALONZA Cécile, brave défenseure de l’environnement

MUTUGA CIBALONZA Cécile est née le 18 septembre 1961, elle œuvre dans le monde associatif depuis une vingtaine d’année dans la province du Sud-Kivu dans la partie Est de la RDC. Native de Nindja, l’un de deux groupements composant le territoire de Kabare de son Sud-Kivu natal, elle arbore fièrement plusieurs casquettes dont principalement celle de Coordinatrice de l’Association sans but lucratif, Action Féminine pour l’Alimentation, AFAL. A l’aube du deuxième millénaire, elle débute son engagement communautaire au sein de l’Association pour l’entrepreneuriat féminin APEF, dans laquelle elle défend les projets de cette organisation crée quelques années avant par feu NZITA KAVUNGILWA ancienne maire de la Ville de Bukavu entre 2008 et 2009. En 2005 elle travaille avec l’IRC après le massacre de Nindja afin d’apporter une assistance aux victimes des exactions notamment celles liées aux violences sexuelles qu’elles conduisent à l’hôpital de Panzi pour des soins appropriés. Depuis une dizaine d’années, Madame MUTUGA a consacré sa vie à lutter pour la préservation de l’environnement, la sécurité alimentaire ainsi que l’encadrement des femmes et jeunes défavorisés. Dans le volet environnement, Action Féminine pour l’Alimentation, AFAL, accompagne des communautés locales des territoires de Fizi et Mwenga dans le Sud-Kivu dans l’acquisition des titres de leurs forêts communautaires. Elle renforce les capacités des peuples autochtones sur le reboisement et son impact dans la défense de la biodiversité et mène des sensibilisations dans les coins et recoins de sa zone d’action pour le respect de la délimitation des aires protégées avec l’appui son partenaire WWF. Dans les mêmes territoires, MUTUGA CIBALONZA Cécile à travers son organisation, sert de passerelle entre les sociétés minières et les communautés locales pour le respect du cahier des charges, ayant abouti à la signature d’un acte d’engagement essentiellement en ce qui concerne les projets sociaux conformément au basket found. Son association compte des relais communautaires sur terrain afin d’assurer le suivi pour la continuité du projet. Madame MUTUGA se définit comme une femme brave protectrice de l’environnement et du bien-être de ses semblables. C’est ainsi, soucieuse de l’autonomisation des femmes et d’autres personnes nécessiteuses, elle a initié des Associations villageoises de Crédit, AVEC, dans à Fizi et Mwenga. A Kamanyola dans le territoire de Walungu, l’association possède une vaste étendue de champ pour la culture des variétés de maïs, sorgho, haricot et manioc, mais aussi elle s’adonne à l’élevage et l’encadrement des femmes défavorisées. Après la production, une quotité est mise au sein de la coopérative et une autre quantité est utilisée comme semences pour la prochaine saison agricole. Dans ce secteur, elle note l’absence de partenaires d’accompagnement ainsi que des perturbations climatiques ayant un impact nuisible sur la production. Se rapprocher davantage de la population en vue de résoudre tant soit peu les problèmes qui guettent la communauté et aider les populations à mieux revendiquer leurs droits, tels sont les idéaux qui motivent Madame MUTUGA CIBALONZA Cécile.  Mère au foyer de 6 enfants, elle salue le soutien que lui apporte son époux dans la réalisation de ses multiples tâches afin de parvenir à la plus grande valeur à ses yeux qu’est l’objectivité pour un meilleur résultat. Outre les territoires de Fizi, Mwenga et Walungu, MUTUGA CIBALONZA Cécile est engagée dans une autre sphère d’activité dans la ville de Bukavu. Elle préside le Comité local de développement du quartier Ndendere, structure qui a pour rôle d’identifier et présenter les besoins locaux auprès du Gouvernement provincial ou à la mairie, où elle est également point focal budget participatif pour le compte de son quartier. Le budget participatif sert à financer des projets de développement au niveau local, une expérience de bonne gouvernance financée par la Banque mondiale dans la province du Sud-Kivu. Autant de tâches inlassablement réalisées, qui font d’elle, une femme d’exception du haut de ces 61 ans et une inspiration par son engagement communautaire pour les générations actuelles et futures, trop souvent loin des apparitions médiatiques. La Coordinatrice fustige le manque de financement ainsi que la politique de certains bailleurs qui ne priorisent pas les axes se trouvant dans le besoin. Elle demande à titre illustratif d’appuyer des femmes agricultrices de la plaine de la Ruzizi en semences et intrants agricoles pour lutter contre la malnutrition et favoriser l’autosuffisance alimentaire. Elle espère néanmoins qu’avec le soutien des autorités compétentes, la tendance peut être inversée en exigeant aux organisations et partenaires de se conformément au plan provincial de développement outil fédérateur de tous les plans locaux de développement et cela pour participer à la hauteur des attentes des populations, à l’atteinte des Objectifs de développement durables.   Par Musaba Proust LE PEUPLE ASBL

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Sud-Kivu : Joella Sambo, Présidente du Conseil provincial de la Jeunesse

De son son nom complet, Joella Neema Sambo. Elle a été élue présidente du conseil provincial de la Jeunesse du Sud-Kivu. Ella a fait ses études en République démocratique du Congo, à l’Ecole Primaire Muhumba situé dans la commune de Bagira, Ville de Bukavu et à l’Institut Bwindi, option Biochimie. Dans son mot de circonstance Madame Joëlla Neema Sambo,la nouvelle présidente du Conseil Provincial de la Jeunesse, elle a réaffirmée son voeu de voir tous les jeunes parler le même langage et d’éviter d’être manipuler par les tendances et courants politiciens d’où qu’elles viennent. Pour le Gouverneur de Province, Monsieur Theo Ngwabidje, la jeunesse a un rôle important à jouer surtout en cette période où elle semble être abandonnée à son triste sort et trop sollicitée par les politiciens de tous bords. Théo Ngwabidje a invité la jeunesse à être plus responsable et à jouer son rôle de la relève pour la société. Ainsi, c’est sur ce ton que le gouverneur de Province a remis le bâton de commandement à Madame Joëlla Neema Sambo pour son nouveau mandat à la tête du Conseil Provincial de la Jeunesse. Pour rappel, Madame Joëlla Neema Sambo avait été élue pour diriger le Conseil Provincial de la Jeunesse, le 05 Septembre 2020, au cours de l’Assemblée générale de la jeunesse. Ainsi, sur 11 électeurs, Joëlla Neema Sambo avait obtenue 5 voix, la faisant ainsi la nouvelle Présidente du CPJ en remplacement de Monsieur Mick Mutiki. Avant cette élection, Joella Sambo a travaillé à la Radio Maendeleo comme stagiaire, puis l’aorganisation non gouvernementale TPO comme chargé de communication avant de partir à Kinshasa où elle a proposé ses service à l’ONG allemande GIZ.

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