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Portraits des femmes: Yvette Mushigo, activiste des droits des femmes et mère au foyer

Yvette Neema Mushigo est congolaise de la République Démocratique du Congo (RDC) et née à Bukavu le 16 novembre 1977. Mushigo Musole Deogratias enseignant et Émilienne Mutalegwa Cigangu ont donné naissance à cette activiste des droits des femmes qui tire ses origines du territoire de Walungu au Sud-Kivu.

Son école primaire elle l’a faite au collège Alfajiri à Bukavu pour obtenir par la suite son diplôme d’Etat en pédagogie générale au Lycée Cirezi dans la même ville en 1998.

Neema poursuivra son cursus universitaire au centre universitaire de Bukavu (CUB) actuelle Université Officielle de Bukavu (UOB) pour obtenir sa licence dans la faculté de droit en droit privé et judiciaire en 2005.

Cette mère de 4 enfants dont 1 garçon est donc une défenseure des droits humains avec un accent particulier sur  ceux des femmes, mais aussi sur l’engagement des jeunes à la non violence active.

Actuellement, depuis 2016, elle assume le poste de secrétaire exécutive de la Synergie des Femmes pour la Paix et la Réconciliation des Peuples des Grands Lacs d’Afrique (SPR). Une organisation nationale mais aux dimensions sous régionale qu’elle a rejoint depuis 2008 d’abord comme consultante facilitatrice des formations.

Au secrétariat, elle assure la gestion quotidienne de l’organisation dans l’atteinte de sa mission et ses objectifs à travers les tâches de programmation, liaison avec les partenaires ainsi que la supervision administrative et financière des différents projets.

Le plus grand objectif de cette synergie en RDC, Rwanda et Burundi où elle étend ses branches est la construction et la consolidation de la paix à travers un leadership féminin transformationnel et le rapprochement des populations des Grand-lacs.

Peu avant, cette habitante de Nguba à Bukavu au Sud-Kivu étant étudiante en première licence en 2004 travaillait déjà à l’Observatoire Gouvernance et Paix (OGP) comme responsable des programmes et a participé au sein de cette structure à plusieurs recherches actions.

En 2010, elle quitte l’OGP pour l’humanitaire, dans une organisation appelée Coopération Italienne (COOPI) d’abord comme assistante psychosociale ensuite comme experte dans la réinsertion socio-économique des enfants associés aux forces et groupes armés.

Après, c’est AVSI une autre organisation italienne qui l’embauche comme officier de terrain dans le programme de réponse rapide aux mouvements des populations qui  fuient les zones des conflits. Le travail étant de les enregistrer, prendre connaissance de leurs besoins et leur apporter assistance.

Voilà d’où s’est accentuée la sensibilité de cette chrétienne catholique aux problèmes et défis que vivent les femmes et les enfants et qui accentuent leur vulnérabilité.

“Je suis une femme sensible, qui veut toujours prendre le devant et conduire les autres. Mariée à Innocent Mwenge Magadju avec lui on a eu 4 beaux enfants. Pour moi, la famille est en réalité sacrée. Elle est la base de la stabilité et la force” confie-t-elle.

Yvette maman, Yvette activiste y-a-t-il un conflit en cela?

Non, affirme cette 2ème enfant de sa famille sur 7 au total et qui ajoute que tout est question de faire la part des choses et rester équilibrée.

Toute fois poursuit-elle, rien ne peut être facile sans le soutien des membres de la famille surtout des conjoints. Elle dit apprécier donc à juste valeur la collaboration et la souplesse de son époux sans lesquelles elle ne serait où elle en est en ces jours dans ses luttes pour l’équité.

Oui, des luttes qui lui ont valu des prix.

Yvette revient de l’Espagne en ce mois de février 2023 pour recevoir son prix à la fraternité MUNDO NEGRO 2022. C’était lors de la 35 ème rencontre africaine.

Mongonegro étant une revue des missionnaires comboniens spécialisée pour l’Afrique où chaque année, un homme ou une femme qui s’est démarqué (e) dans son travail est récompensé(e).

En novembre 2021 lors de la journée internationale des femmes défenseures des droits humains, Mushigo reçoit un autre certificat de mérite octroyé par l’organisation Protection Internationale.

L’union fait la force, cette femme mesurant environ 1m60 appelle toutes les autres actives dans leurs différents domaines à privilégier le travail en synergie non seulement pour des bons résultats mais aussi pour leur protection.

La justice sociale est pour elle une  valeur très forte. Yvette Neema Mushigo finit donc par émettre le vœu de voir en RDC la reconnaissance des potentialités qu’ont les femmes et voir naître un système éducatif plus inclusif en tenant compte de l’égalité genre.

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