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Portraits des femmes: Ashuza Banacarukenge, la reine motarde

Ashuza Banacarukenge la reine , habite Muhungu Telecom 1er à Bukavu au Sud-Kivu en République Démocratique du Congo (RDC) et est l’une de deux motardes de cette ville, étant toutes deux sœurs d’ailleurs.

En cette année 2023 elle souffle sur sa 20 ème bougie pour être née à Minova au Sud-Kivu un certain 9 mars de l’année 2003. En 2019, la reine obtient son diplôme d’Etat et essaie quelques métiers manuels sans succès avant de se réfugier dans le secteur de transport en commun via une moto.

Son Père Lukobeka Cihumbu Lazard et sa maman Faida, n’ont trouvé aucun inconvénient que leurs filles intègrent ce domaine et jusqu’à présent ils ne cessent de prier pour leur prospérité.

Poussée par une volonté manifeste de connaître, 4 jours ont suffit à Ashuza pour apprendre de sa grande sœur la conduite de cet engin. Ainsi, cela fait maintenant 7 mois depuis qu’elle œuvre dans la commune d’Ibanda à Bukavu sur le tronçon Bilala – quartier latin – hippodrome jusqu’à Nguba.

Des courtes courses depuis l’interdiction aux motards de rouler sur le grand sentier Patrice Emery Lumumba qui lui donnent droit à 500 Francs Congolais(FC) voire 1000FC la course.

En fin de journée, la reine doit ainsi livrer 20.000FC (soit 10$) au propriétaire de la moto. Les montants supplémentaires étant donc pour elle ainsi que toute la somme mobilisée le samedi de chaque semaine.

Elle indique qu’il n’y a pas des sots métiers mais seulement des sottes gens. Ce travail, poursuit-elle, lui permet de suppléer tant soit peu ses parents aux charges familiales avec quelques économies pour ses projets à venir.

Jusqu’à quand devra-t-elle travailler pour autrui ?

C’est serait vraiment moins visionnaire de trouver pour longtemps l’épanouissement à travailler pour autrui nous dit Banacarukenge.

“J’ai la ferme conviction que d’ici quelques mois, je vais acheter ma moto. Je compte par la suite avec ma sœur bien-sûr, initier un centre pour apprendre aux jeunes filles comment conduite la moto et surtout les aider à combattre la peur et la réticence parce deux motardes pour tout Bukavu c’est vraiment minime” confie-t-elle.

Cette chrétienne protestante laisse entendre qu’elle est actuellement capable d’embarquer les client(e)s de tous les poids sans peur de tomber attestant que son grand secret sur la route c’est de rouler à vitesse moyenne afin de prévenir les accidents, mais aussi ne pas retarder les clients relativement pressés.

Notre source n’a pas manqué de faire allusion aux tracasseries des éléments de la Police de Circulation Routière (PCR) comme difficultés majeures sur la route et les a appelés à plus de professionnalisme et tolérance.

Une tolérance qu’elle atteste être une grande valeur à ses yeux à cela s’ajoute le respect envers les prochains.

De 6h30 du matin jusqu’à 18h30 de tous les jours de la semaine sauf dimanche, cette jeune célibataire née d’une famille de 8 enfants est sur la route pour se rendre d’après elle, utile à la société.

Une bravoure qu’elle souhaite vivement à toutes les femmes et filles qui pensent encore qu’à ce 21 ème, certains métiers sont uniquement réservés aux hommes.

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